Den Animateur


Age: 39 Sexe:  Inscrit le: 01 Sep 2007 Messages: 1931 Localisation: Belgique Ridicule: 20259
|
Posté le: 03 Aoû 2008 à 18:39 Sujet du message: « Secret Story »C’est la vraie sitcom de l’été |
|
|
Yves Jaeglé | 03.08.2008, 07h00
«SECRET STORY » fait vieillir les fictions pour adolescents. Même celles qui viennent à peine de naître. Alors que « Cinq Soeurs », le feuilleton de fin d’après-midi de France 2, n’a jamais décollé, arrêté cet été après une centaine d’épisodes quotidiens, la seconde saison de « Secret Story », censée toucher le même public, ne faiblit pas. Voici pourquoi.
La téléréalité au secours de la fiction. Cet été, les grandes chaînes ont remisé leurs fictions au vestiaire. Pas ou peu de sagas, aucune nouvelle série américaine programmée en prime time comme « Heroes » ou « Lost » ces dernières années. La téléréalité occupe donc la place vide. Celle du soap opera. Parmi les premiers rôles de « Secret Story » : sa princesse, Alexandra, descendante d’une grande lignée russe : « Un petit bout de femme pourri-gâté, qui claque des doigts pour avoir ce qu’elle veut. On n’est pas du même monde », selon une rivale. Ses blondes siliconées, émules de Pamela Anderson, avec l’accent méridional d’Alice ou belge d’Isabelle et sa réplique culte (« Je ne veux pas d’enfants, ça ramollit les fesses »). Ultime personnage, en Monsieur Loyal beaucoup plus déjanté dans la quotidienne que le vendredi soir : Benjamin Castaldi, qui ne s’est jamais autant lâché ni moqué de lui-même.
Des romances qui décoiffent. La présence d’un couple de lesbiennes Nathalie et Samantha apporte une touche de modernité sociale au jeu. Quand la première a dû quitter le jeu pour raisons médicales, les fans se sont passionnés pour une possible liaison entre Samantha et Marilyn, la médium… Nathalie a rétorqué depuis la Belgique : « Si tu as envie d’une première expérience homosexuelle, il y a d’autres filles dans la maison… et qui ne demandent que ça, en plus. » Du TF 1 loin, très loin des JT terroirs de Jean-Pierre Pernaut. Autre romance atypique, avérée celle-là, entre « la belle et le clochard », comme disent les envieux : Cyril, le champion de break dance, a gagné le coeur, ou plutôt la couche, de la princesse Alexandra. Commentaire d’une jalouse : « C’est une aristocrate qui se fait (…) par un mec des cités ». « Roméo et Juliette » ou « West Side Story », un moule indémodable.
Deux clans et un mot-clé : « stratégie ». D’un côté, « les sardines ». De l’autre, « les scarabées ». Deux camps autoproclamés, qui cherchent à éliminer un membre de la fratrie adverse comme on tuerait un personnage dans une série à coups de nominations, le public servant de bras armé. Entre eux, c’est « Dallas », trahisons et « stratégie », le mot le plus employé par les lofteurs. Au-dessus de la mêlée, un patriarche : Laurent, 39 ans le troisième âge, dans la téléréalité prêtre anglican, chauve barbu aux lunettes Aviator, auquel s’affronte John-David, le bellâtre aux 780 conquêtes : « C’est pas un petit gamin de 22 ans qui va me faire c****. Frappe-moi si tu veux. Mais tu me dois le respect.
» Si, en plus, la téléréalité véhicule des valeurs, les sitcoms à l’ancienne n’ont pas fini de souffrir. _________________ Sois fainéant sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras longtemps! |
|