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Information Investissement immobilier

La hausse des taux plonge l'immobilier dans la crise

C'est une première depuis juin 2007, la Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé hier qu'elle augmentait son principal taux directeur de 0,25%.

4,25%, c'est désormais le chiffre associé au principal taux directeur de la BCE, celui auquel les banques peuvent se refinancer en dernier ressort, celui en fonction duquel elles ajustent leurs propres taux d'intérêt, notamment ceux du crédit immobilier. Jean-Claude Trichet, président de la BCE a donc fait ce qu'il avait annoncé et pourtant rares furent les actions de la BCE autant discutées, voire contestées. Politiques, économistes et industriels font pour une fois front commun contre la dernière manœuvre de la BCE. En effet, bon nombres d'analystes considèrent que cette hausse du taux ne pourra qu'engendrer un ralentissement de l'activité économique : le coût et la rareté du crédit vont pousser particuliers comme industriels à suspendre certains projets comme, par exemple, l'acquisition d'un bien immobilier.

Le relèvement du principal taux directeur n'a pourtant rien d'absurde et s'inscrit dans la politique rigide certes mais logique de la BCE. Cette dernière a pour mission d'assurer la stabilité monétaire de l'Europe donc de lutter contre l'inflation. Or, les dirigeants de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet en tête, estiment aujourd'hui sérieux le risque d'inflation généralisée. L'ajustement du taux répond ainsi à une hausse record de l'inflation (4% en taux annuel) dans la zone euro induite par l'envolée des cours du pétrole et des matières premières.

Concernant le secteur immobilier, les professionnels ont redouté des semaines durant cette décision de la BCE qui donne le signal à une nouvelle élévation du coût du crédit immobilier. Pour un marché actuellement en forte baisse, la remontée des taux signifie également un retournement du marché immobilier accéléré. L'inflation a entamé le pouvoir d'achat des particuliers et par conséquent leur capacité d'achat immobilier. En augmentant son taux directeur et par voie de conséquence ceux appliqués à un prêt immobilier, Jean-Claude Trichet espère bien pousser les prix des logements à la baisse. Les établissements bancaires n'ont d'ailleurs pas attendu l'annonce de la BCE pour relever leurs barèmes, comme l'explique Geoffroy Bragadir, le fondateur du courtier en ligne Empruntis.com : « depuis une quinzaine de jours, les taux d'intérêt des prêts immobiliers sur vingt ans ont atteint le cap de 5%, en enregistrant des hausses de l'ordre de 0,20% entre début mai et la mi-juin ».

Le président de la BCE ne s'est jamais caché de considérer les prix pratiqués en Europe comme surévalués, notamment en France et en Espagne. Près d'un million d'appartements seraient d'ailleurs à vendre en Espagne. Un marché de l'offre en croissance constante, rien de mieux pour tirer les prix vers le bas et réjouir les acheteurs potentiels. Quant aux vendeurs, parfois obligés de vendre leur logement pour pouvoir rembourser leur crédit immobilier, la grise mine est de rigueur face à un prix moyen au mètre carré glissant sur une courbe descendante. (Laissez vos commentaires à ce sujet sur notre forum)

Howard Archer, économiste de Global Insight, précise : « nous pensons que 4,25 % constituera un sommet pour les taux d'intérêt, car l'économie de la zone euro va continuer à ralentir dans les prochains mois. En outre, les marchés du travail vont être moins tendus, ce qui va réduire le pouvoir de négociation des salariés ». La BCE ne semble d'ailleurs pas envisager une nouvelle hausse des taux après celle d'hier. Le recul du marché immobilier en France et dans les autres pays européens ne fait toutefois que commencer, comme le souligne Sylvain Broyer, économiste à Natixis : « Le resserrement de la politique monétaire en Europe n'a pas encore produit tous ses effets ».

Immobilier : chute libre pour l'action Seloger.com

Nouvelle victime du retournement du marché immobilier, après entreparticuliers.com, seloger.com affiche une cotation boursière en chute libre.

Le site d'annonces immobilières sur internet a revu hier soir ses perspectives financières à la baisse. Un marché immobilier qui tourne au ralenti, un pouvoir d'achat des particuliers en berne et ce sont les objectifs 2008 du groupe qui en prennent un coup : un chiffre d'affaire évalué désormais à 70 millions d'euros au lieu des 73 millions escomptés. Côté bourse, après avoir chuté de 6,80% hier à 13h00, le titre enregistre ce vendredi 04 juillet un recul de 10,53% pour s'afficher à 13,42 euros.

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Si les ventes réalisées par seloger.com déclinent (alors que dans le même temps le site annonce un nombre d'annonces immobilières record), l'autre segment du groupe, la publicité, se révèle également en mauvaise posture. En effet, loin de se précipiter, la migration des publicités des promoteurs immobiliers du papier vers internet semble adopter un train bien moins soutenu que prévu.

Recommandant une vente à court terme du titre, le broker UBS met à mal la crédibilité du groupe tout en précisant que « les derniers chiffres des promoteurs-constructeurs en France et les ventes de logements anciens laissent penser que le nombre d'agences immobilières s'apprête à diminuer sérieusement ». Quant au Crédit Mutuel-CIC, il estime que l'action seloger.com devrait poursuivre sa chute, handicapé il est vrai par une « visibilité très faible sur le comportement des agents immobiliers dans un marché en ralentissement ».

Chute de l'immobilier : les risques du credit relais

Les solutions de financement pour l'acquisition d'un bien immobilier ne manquent pas mais toutes subissent l'impact et participent à l'effondrement actuel du marché. C'est le cas notamment du crédit relais.

Destiné aux propriétaires souhaitant vendre leur logement afin de financer l'achat d'un nouveau bien, le crédit relais permet à l'emprunteur de se voir octroyer un prêt avant même que son bien ne soit vendu. Avant d'accorder ce type de crédit immobilier, la banque demande en général certaines garanties dont notamment l'hypothèque du bien.

Et c'est là que le bât blesse : la chute drastique du nombre de ventes implique désormais que de nombreux emprunteurs ne pourront pas vendre leur logement avant le terme de leur crédit (compris entre 12 et 24 mois). Le particulier pourra toujours demander son prolongement (qui se négociera de toute façon aux taux actuels du marché) mais l'organisme prêteur sera également en droit de refuser de courir un tel risque en demandant son remboursement intégral dans les plus brefs délais (chose évidemment impossible). S'ensuit alors pour l'emprunteur la spirale infernale le menant tout droit au surendettement. Son dossier sera transmis au service contentieux de la banque et, si une solution n'est pas rapidement trouvée, une procédure de saisie de son bien sera enclenchée. La banque devenant alors propriétaire du logement procèdera à sa mise aux enchères. Etablissements bancaires et agences immobilières n'ayant pas hésitées à proposer ce type de crédit à des ménages aux revenus modestes, de telles situations se font de moins en moins rares et s'avèrent d'autant plus catastrophiques que les emprunteurs ont souvent souscrit un autre prêt immobilier en vue de leur futur achat (généralement un prêt à long terme qui viendra accroître leur surendettement). Quant au bien vendu aux enchères, il rejoindra la liste des logements cédés au rabais, alimentant ainsi un parc immobilier déjà mal en point.
Vendre avant d'acheter, voilà donc le conseil que l'on pourrait donner à ces particuliers, mais si tel n'est pas le cas, les banques devraient désormais vivement inciter les souscripteurs d'un crédit relais a revoir à la baisse leur prix initial, participant ainsi au recul généralisé qui ébranle actuellement le marché.

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Côté acheteur, la position des banques face au crédit relais n'est pas plus réjouissante, comme le constate Me Jean-Marie Montazeaud, président de la commission de conjoncture des notaires d'Ile-de-France : « les banques ne veulent plus entendre parler de crédit relais, ce qui bloque totalement des projets d'acquisition pour des ménages qui n'ont pas encore vendu leur appartement. Du coup, les maisons individuelles mises en vente entre 300 000 et 400 000 euros ne reçoivent aucune visite et n'auront bientôt plus de valeur de référence ». Si un refus n'est toutefois pas le mot d'ordre général au sein des banques, le courtier en ligne Empruntis.com précise que ces dernières ne proposent plus pour ce type de crédit qu'entre 60 % et 70 % de la valeur du bien à vendre, contre 80 % à 90 % auparavant.

Après la flambée du prix de l'essence qui oblige les acheteurs à déserter campagnes et périphéries pour se rapprocher de leur lieu de travail (phénomène qui s'accentuera certainement avec l'instauration de la nouvelle vignette auto souhaitée par le gouvernement). après la BCE qui remonte son principal taux directeur et oblige les banques à faire de même avec les taux d'emprunt, le crédit relais s'inscrit donc sur la longue liste des phénomènes qui grèvent le pouvoir d'achat des particuliers et fait chuter l'immobilier.

Modification période de référence et APL

Le décret n° 2008-608 du 26 juin 2008 modifie certaines dispositions du Code de la Construction et de l'habitation (CCH) fixant le mode de calcul de l'aide personnalisée au logement (APL).

Les articles L. 351-1 et R. 351-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation (CCH) régissent les conditions générales et particulières de l'aide personnalisée au logement.

L'article 1er du décret modifie l'article R. 351-4 du CCH en fixant la date de référence pour le calcul de l'APL au 1er janvier et non plus au 1er juillet :

"L'aide personnalisée est calculée au 1er janvier de chaque année, sous réserve des cas prévus aux articles R. 351-10 à R. 351-16 bis et R. 351-17-1. Elle est versée soit pendant une période de douze mois débutant le 1er janvier, soit à compter de l'ouverture du droit jusqu'au 31 décembre suivant. Dans ce dernier cas, elle est calculée et servie proportionnellement au nombre de mois pendant lesquels le droit est ouvert ".

L'article 2 du décret modidifie l'article R. 351-5 du CCH lequel disposait que les ressources retenues étaient celles perçues pendant l'année civile précédent la période de paiement.

Désormais la période de référence à retenir est celle correspondant à l'avant dernière année précédant la période de paiement prévue à l'article R351-4 du CCH :

"Sont retenues les ressources perçues pendant l'année civile de référence. L'année civile de référence est l'avant-dernière année précédant la période de paiement prévue à l'article R. 351-4".

Immobilier et pétrole : la lutte est engagée

Ce n'est désormais un secret pour personne, le retournement du marché immobilier est effectif et le prix de vente des biens en circulation baisse. Les acquéreurs deviennent plus sélectifs, signe que, comme le déclare Jean-François Humbert, Président de la chambre des notaires de Paris et d'Ile-de-France, « Nous rentrons dans un nouveau cycle immobilier ». Etat général, date de mise en vente, comparaison avec d'autres biens similaires, aujourd'hui le futur acheteur examine chaque aspect du logement avant de se décider. C'est ce que constate Christophe Cremer, président de meilleutaux.com : « Il n'est pas normal qu'un cinquième sans ascenseur soit au même prix qu'un logement pourvu d'ascenseur. Aujourd'hui, le marché est plus compliqué : actuellement pour vendre un bien il faut faire en moyenne 15 visites, il y a six mois cinq visites suffisaient ».

Si les prix de l'immobilier en centre ville n'affichent pour l'instant qu'un léger recul, ceux situés en périphérie accusent le coup en révélant une baisse bien plus importante. Preuve s'il en ait qu'un paramètre a petit à petit fait son apparition pour devenir désormais essentiel quant à la prise de décision des acquéreurs : la distance entre la maison ou l'appartement et le lieu de travail.

Les ménages aux revenus modestes sont de plus en plus réticents à s'éloigner des grandes villes et accordent, envolée du prix du pétrole oblige, une place aujourd'hui importante à leur budget essence (budget parfois pris en compte dans l'obtention d'un crédit immobilier). « Nos clients parcourent, en moyenne, 70 kilomètres pour aller et venir à leur travail, leur budget essence est passé, en quelques semaines, de 100 à 125 euros par mois et par voiture », explique Alain Tur, PDG du promoteur et constructeur lyonnais AST. Patrice Petit, directeur d'agence à Tours et président de la Fnaim de la région Centre rajoute que « Les gens cherchent des logements dans un rayon de 20 kilomètres autour de leur lieu de travail, [au-delà] même des maisons d'un bon rapport qualité-prix se vendent difficilement ». Parallèlement au retournement, certains professionnels pronostiquent même une modification du marché immobilier comme l'explique un agent immobilier : « Jusqu'ici on avait un équilibre entre les clients qui préféraient le centre et d'autres plutôt adeptes d'une vie au vert. Mais avec la hausse de l'essence, on peut craindre que les marchés de la périphérie ne deviennent très difficiles. »

A un baril de pétrole qui dépasse aujourd'hui nettement la barre des 140 dollars (144,23 dollars ce jeudi 03 juillet), viendra s'ajouter la prochaine mesure de taxation des voitures polluantes initiée par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo : la nouvelle vignette auto. Le dispositif, déjà en vigueur mais devant être élargi d'ici 2009, aura très certainement un impact sur le marché immobilier (venez vous exprimer à ce sujet sur notre forum). En effet, pour un ménage souhaitant acquérir un bien immobilier en dehors des villes, le financement de cette taxe (pouvant aller jusqu'à 2.600 euros pour les voitures les plus polluantes type 4x4) sur un ou plusieurs véhicules pourrait bien devenir également un facteur décisionnel important quant au choix du nouveau logement.

Précisions et modifications de la future vignette auto

Depuis décembre 2007, tout acheteur d'un véhicule neuf peut soit être dans l'obligation de s'acquitter d'une taxe (si la voiture concernée s'avère polluante), soit bénéficier d'une prime pour avoir opté pour une automobile ne rejetant que peu de CO2 par kilomètre. Nous vous annoncions hier la volonté du ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, d'élargir ce dispositif de bonus-malus afin d'annualiser la taxe payée par les détenteurs de voitures polluantes : « le malus des véhicules extrêmement polluants sera payé, non plus simplement à l'achat, mais tous les ans ». Au sujet de cette nouvelle vignette auto, il convient toutefois d'apporter quelques précisions à notre précédent article.

Par « véhicules extrêmement polluants », comprenez les voitures émettant plus de 250 grammes de CO2 par Kilomètre. N'est donc concernée qu'une frange étroite des automobilistes (environ 1% des ventes actuelles) puisque 4x4 compacts et autres berlines rejettent dans leur grande majorité un maximum de 200g de CO2 par Kilomètre.

Concernant l'acquittement annuel de cette taxe, équivalant à l'instauration d'une nouvelle vignette auto, il pourrait s'effectuer au moment du règlement de l'assurance. Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'écologie, a en outre précisé que « les discussions internes sur le prix du malus tournent autour de 10% du montant appliqué à l'achat ». Le malus de 2.600 euros dévolu à l'acquisition des voitures les plus polluantes ne devra donc pas être intégralement versé chaque année. Selon le barème mis en place, le propriétaire d'un tel véhicule devrait ainsi être redevable d'une taxe annuelle de 260 euros et ce, à compter du 1er janvier 2009.

Toutefois, afin d'encourager les constructeurs automobiles à redoubler d'efforts pour le respect du développement durable, chacune des tranches de ce barème sera bel et bien abaissée de 5 grammes tous les deux ans.

La crise de l'immobilier n'aura épargné personne

Le premier semestre 2008 restera dans les mémoires comme celui qui a vu le retournement du marché toucher de plein fouet le secteur de l'immobilier. Retour sur un début d'année mouvementé pour l'immobilier.

S'il faut remonter bien au-delà de cette première moitié 2008 pour distinguer les prémices de la tension actuelles (notamment l'été 2007 qui enregistra le début de la crise des subprimes américains, crise qui influera fortement sur les taux du crédit immobilier français), ce premier semestre pourrait surtout se définir par la prise de conscience généralisée de la crise immobilière.

De nombreux experts l'annonçaient depuis longtemps mais c'est donc au cours des 6 premiers mois de l'année 2008 que le retournement du marché immobilier est réellement sorti de l'ombre. Les chiffres comme les témoignages de professionnels de l'immobilier ne manquent pas désormais pour attester de son existence. Dès le mois de mars, les études révélaient un nombre de mises en chantier en très net recul (-21,6% annuels), une régression importante des permis de construire (-20% sur 3 mois et -11% sur un an) ainsi que la chute des ventes de programmes neufs (-27,9 % sur un an au 1er trimestre 2008 selon le ministère de l'équipement). Les Nouveaux Constructeurs ont ainsi annoncé un recul de leurs ventes de près de 30% et le promoteur immobilier Kaufman & Broad prévoyait, le 19 juin, un chiffre d'affaire pour 2008 en repli de 5%, abandonnant par la même plusieurs de ses programmes et réévaluant à la baisse le prix de nombreux logements (entre -8 et -12%). Les constructeurs, les promoteurs et plus généralement l'immobilier neuf dans son ensemble furent donc les premiers touchés par la crise ; d'autres secteurs économiques n'allaient pas tarder à emprunter la même courbe descendante.

S'il a fallut un peu plus de temps pour en prendre la mesure, l'immobilier ancien s'est également vu affecté par ce retournement. Sans vouloir l'admettre, les agents immobiliers ont toutefois observé la situation s'installer lentement, comme le précise un responsable du réseau d'agences immobilières Laforêt : « dès septembre 2007, le réseau a senti que les prix connaissaient un coup d'arrêt ». Le doute n'est désormais plus permis, « la baisse, tant de fois prédite mais jamais confirmée, arrive. Depuis le début de l'année 2008, les prix ont commencé à décroître, sauf à Paris et en première couronne où, à partir d'avril, ils ont cessé d'augmenter, mais sans encore véritablement enregistrer de recul », déclarent Patrick-Michel Khider et Bernard de Crémiers, coprésidents fondateurs de Laforêt Immobilier, avant d'ajouter, « les acheteurs n'hésitent plus désormais à faire aux vendeurs des offres inférieures de 10% par rapport au prix demandé. De fait, les délais de vente ont commencé à rallonger: il s'écoule désormais 89 jours en moyenne contre 75 jours en 2007, entre la mise en vente d'un bien et la signature du compromis ».
Même son de cloche chez Century21 qui révélait ce mardi 1er juillet une baisse des ventes de 10% avant de pronostiquer un repli de 15% cet été. Les agences immobilières se retrouvent durement touchées et nombre d'entre elles pourraient bien se voir contraintes à fermer boutique.

Les prix baissent sans que les particuliers ne puissent en profiter pleinement. En effet, parallèlement à ce fléchissement des prix, le taux d'intérêt appliqué à un prêt immobilier n'a eu de cesse d'augmenter pour désormais atteindre la barre des 5% (il était encore à 4,5% en juin 2007). Le resserrement des conditions d'octroi d'un crédit par les banques et la très probable augmentation du taux directeur de la Banque Centrale Européenne (annonce qui devrait être faite demain 03 juillet) ne participent évidemment pas à une éventuelle amélioration de la situation.

La vignette auto renaît sous la forme d'une taxe écologique

Dans les pages du Parisien Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a annoncé l'extension du dispositif de « bonus-malus » visant à favoriser les véhicules propres.

Lancé dès décembre 2007, le bonus-malus associé au taux de pollution des voitures neuves fut la première véritable mesure mise en œuvre après le Grenelle de l'environnement. Toute automobile neuve doit désormais faire valoir son taux d'émission de CO2 afin de prendre place soit dans la catégorie des véhicules « propres » (moins de 160 grammes de CO2 rejetés par kilomètre), soit dans la catégorie des véhicules polluants (plus de 160 grammes de CO2 rejetés par kilomètre, ce qui est le cas de la très grande majorité des 4x4). Depuis début 2008, un particulier achetant une voiture neuve considérée comme polluante devait s'acquitter d'une taxe comprise entre 200 et 2.600 euros (taxe prélevée au moment même de l'achat).

Lors d'une interview donnée au quotidien, la volonté de Jean-Louis Borloo de placer le développement durable au cœur des projets de la présidence française de l'Union Européenne (présidence effective depuis ce 1er juillet) semble avoir gravi une première marche. Le ministre de l'écologie déclarait ainsi : « Nous donnons un coup d'accélérateur, nous allons amplifier le bonus-malus. Le malus des véhicules extrêmement polluant sera payé non plus simplement à l'achat mais tous les ans ».

Payable annuellement, cette taxe écologie équivaut à s'acquitter, comme il y a de cela quelques années, d'une vignette auto. Disparue le 09 octobre 2001, notre bonne vieille vignette auto refait donc surface, ne taxant plus cette fois-ci les chevaux fiscaux mais bel et bien le caractère polluant de notre véhicule : une "éco-vignette Borloo" en quelque sorte. Si le lieu de résidence influait fortement sur le prix de la vignette auto aujourd'hui disparue, la vignette Borloo fait, quant à elle, preuve d'une extrême objectivité : plus votre auto pollue, plus vous payez !

Malus et taxes à verser annuellement :

  • de 161 à 165 g/km: 200 €
  • de 166 à 200 g/km: 750€
  • de 201 à 250 g/km: 1600€
  • plus de 250 g/km: 2600€

Quant à l'acquéreur d'une voiture non-polluante, il se verra remettre une prime dont le montant sera proportionnel aux aptitudes écologiques de l'auto. Contrairement à la vignette auto écologique, ce bonus ne sera pas versé annuellement mais seulement au moment de l'achat. En effet si, comme le déclarait Jean-Louis Borloo, « la prime de bonus pour les voitures propres représente un véritable gain de pouvoir d'achat pour les Français », elle représente également une dépense considérable pour le gouvernement (estimée à 200 millions d'euros pour 2008). « Le bonus-malus écologique pour les automobiles est un succès qui coûte trop cher aux finances publiques », précisait ainsi le ministre du Budget Eric Woerth, le 19 juin.

Bonus et primes versées à l'achat du véhicule :

  • moins de 60 g/km: 5000€
  • moins de 100g/km: 1000€
  • de 101 à 120 g/km: 700€
  • de 121 à 130 g/km: 200€

Les véhicules rejetant de 131g à 160g de CO2 au kilomètre ne sont pas concernées par ce dispositif d'une nouvelle vignette voiture. Avant de se ruer sur un véhicule hybride ou une voiture solaire, reste désormais à savoir si, comme il avait été annoncé fin 2007, les seuils du malus seront abaissés de 5 grammes tous les deux ans afin, le soulignait le ministre de l'Ecologie, « d'encourager les constructeurs à poursuivre leurs efforts dans la mise au point de véhicules de plus en plus sobres en carbone ».

Crise de l'immobilier : Paris n'en sort pas indemne

Ce mardi 01 juillet 2008, les notaires de Paris - Ile de France viennent de publier leur étude du marché immobilier, confirmant ainsi l'impact sur la région parisienne d'une situation immobilière actuellement tendue.

En effet, les chiffres fournis révèlent un très net ralentissement du marché pour le premier trimestre 2008 (par rapport au premier trimestre 2007). 40.315 transactions ont ainsi été réalisées au cours de cette période ce qui correspond à un recul de 8,8% sur un an.

Regroupant la très grande majorité des ventes (90%), l'immobilier ancien s'avère fortement affecté : les ventes de maisons affichent une baisse de 10,7% alors que celles des appartements enregistrent un recul de 10,1%. Si le repli est d'ampleur différente entre Paris, la Petite Couronne et la Grande Couronne, il reste toutefois généralisé (les ventes de maisons reculent de -10.2% en petite Couronne et -10.8% en Grande Couronne, les transactions d'appartements abandonnent -13.6% à Paris, -9.8% en Petite Couronne, -6.3% en Grande Couronne).
L'immobilier neuf s'en sort un peu mieux puisque si les ventes de maisons dans ce secteur régressent de 20,2% (-38.36% en Petite Couronne, -14.4% en Grande Couronne), les appartements quant à eux continuent leur progression (+15%). « Le marché immobilier marque le pas car les acheteurs ont le pied sur le frein et ont tiré le frein à main », commente Me Jean-Marie Montazeaud, président de la commission conjoncture de la chambre des Notaires de Paris, rajoutant que « c'est la première fois que cela freine comme cela depuis 10 ans ».

Les notaires de Paris - Ile de France toutefois appellent à une vision objective du ralentissement du marché : « ce coup de froid sur les ventes de logements doit être relativisé au regard de l'évolution du marché francilien de ces dix dernières années ». En effet, le 1er trimestre 2008 a enregistré 29.154 ventes d'appartements neufs et anciens, se portant ainsi au niveau du 1er trimestre de 2003 (29.406), de 2001 (28.560) ou encore de 1999 (29.386). Avec 9.861 ventes, le marché des maisons semble plus affecté puisqu'il faut remonter à 1998 pour constater un niveau similaire (8.514).

En ce qui concerne les prix de l'immobilier, les notaires confirment qu'au recul des ventes il faut ajouter « une stabilisation voire d'une baisse du prix des logements. Sur les douze derniers mois, le ralentissement de la hausse des prix est généralisé en Ile-de-France, exception faite de Paris ». Si le 4ème trimestre 2007 affichait une croissance annuelle des prix de 10,4%, le 1er trimestre 2008 enregistre néanmoins une hausse annuelle du prix du mètre carré de la capitale de 9,4% pour atteindre la moyenne record de 6.430 euros / m2. La hausse fléchit toutefois sur les trois derniers mois pour être ramenée à 1,1% (en comparaison, le 4ème trimestre révélait une augmentation de 2,6%).

En Petite et Grande Couronne, l'évolution des prix est plus modérée : + 5.2% annuels pour les appartements anciens en Petite Couronne et + 4.1% en Grande Couronne, les maisons affichant respectivement + 3.8% et +2.5%. Sur les 3 derniers mois, les notaires relèvent cependant une baisse de - 0.3% des prix des appartements anciens en Petite Couronne et de -0.4% des maisons anciennes en Grande Couronne.

Enfin, les notaires précisent que l'« on assiste bien en apparence à une rupture d'évolution par rapport aux années antérieures » et pronostiquent pour l'avenir immédiat que « l'activité immobilière dépendra des prix dont il est souhaitable qu'ils soient établis à un niveau compatible avec les ressources des acquéreurs, des taux d'intérêt dont il importe qu'ils restent fixés à de faibles niveaux, et de la politique du crédit dont il serait dommageable qu'elle continue à se rigidifier ».

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La télévision immobilière : une déception pour les particuliers

Un communiqué de presse de la société ID TV (Internet-Diffusion-Télévision) nous informe du lancement prochain de 4 chaines de télévision en diffusion sur le net et consacrées à l'immobilier Time2gotv.com.

La société annonce que l'objectif visé est d'élargir l'accès à l'information immobilière grâce à la chaine ImmoNews, mais également et surtout d'offrir aux professionnels (constructeurs, promoteurs, agences, etc.) une nouvelle plateforme de diffusion de leurs produits. S'il n'a rien d'innovant, la FNAIM et diverses sociétés ayant déjà testé la télévision immobilière sur internet, le concept n'en est pas moins prometteur, notamment dans une période où l'immobilier en crise se voit dans l'obligation de conquérir de nouveaux supports.

Comme toute chaine de télévision, celle-ci se doit de prendre en compte à la fois les intérêts des investisseurs mais également ceux des particuliers qui constitueront la base de son développement. Time2gotv.com fait donc la part belle aux annonceurs, qu'ils s'agissent de promoteurs immobiliers, d'agences ou de professionnels de la défiscalisation immobilière, mais ne semble que peu se préoccuper de l'internaute néophyte. Sur les 4 chaines thématiques que compte développer la société ID TV, deux leurs sont exclusivement consacrées : ImmoDream et ImmoFinance spécialisées respectivement dans la diffusion d'annonces immobilières et dans l'investissement immobilier (financement, défiscalisation, etc.). Les chaines restantes que sont ImmoNews (information immobilière) et ImmoTendance (conseils en décoration) devraient quant à elles permettre une large diffusion de spots publicitaires (spots ventant évidemment les mérites des professionnels que l'ont pourra découvrir sur leurs chaine dédiées...).

Si les annonceurs et autres partenaires vont être choyés, qu'en est-il du particulier ? Deux chaines sont supposées lui être consacrées : celle de l'information et celle spécialisée dans la décoration. Au premier abord le contenu semble alléchant (reportages, interviews, revues de presse, décryptage de l'actualité) mais à y regarder de plus près, on perçoit bien vite le peu d'intérêt que pourra en retirer le spectateur lambda.

Prenons le cas de la chaine informative, on nous annonce des programmes divisés en trois grandes parties : un « coup de cœur » (présentation d'un pays, d'une région, d'une ville), les « flashs news » (l'actualité immobilière du moment) et « l'invité du mois ». Programmes tout à fait corrects au demeurant, voire même attrayants, mais un coup d'œil sur la périodicité des diffusions fait très vite retomber l'enthousiasme. En effet, « l'invité du mois » et le « coup de cœur » sont annoncés comme étant mensuels ! Deux programmes (de neuf minutes chacun qui plus est) tournant en boucle 24h sur 24 durant 30 jours, voilà bien de quoi faire zapper les plus opiniâtres. Quant aux informations, essentielles en cette période où l'immobilier est en perpétuel mouvement, elles seront actualisées chaque... semaines.

L'information du particulier ne semble donc pas être une priorité mais gageons que ces derniers ne seront pas pour autant délaissés, ni condamnés à revoir sans cesse le même reportage ou la même information : un programme publicitaire sera certainement présent pour les guider vers les véritables poumons de la chaine que seront les espaces professionnels dédiés à la diffusion d'annonces immobilières.
Selon les éléments dont nous disposons à la lecture du communiqué de presse, Time2gotv.com devrait donc être tournée presque exclusivement vers les professionnels de l'immobilier et leurs offres commerciales. En cela rien de choquant tant que la chaine ne se revendique pas d'un intérêt incontestable pour l'internaute non-acheteur.

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Investissement Locatif

L'Investissement Locatif L'investissement locatif est un procédé qui permet d'acquérir un bien immobilier pour le louer et ainsi de dégager des bénéfices financiers importants par les loyers perçus ...



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